Après plusieurs mois de tergiversations, les personnels des médias pour l’essentiel basés à Douala, dans la métropole économique, ont choisi de mutualiser leurs forces pour se sortir de la précarité qui gangrènent malheureusement leur corps de métier. C’est l’ambition clairement affichée par la Mutuelle des Personnels des Médias (MUPEM).
Constituée entre ses adhérents, la MUPEM se présente, comme une mutuelle régie par la législation camerounaise applicable aux associations et à la mutualité sociale. Son siège social est établi à Douala et sa durée est fixée à titre illimité.
Au cœur du projet, figure la volonté de créer un cadre de solidarité entre les professionnels des médias. La MUPEM entend notamment promouvoir l’entraide et l’unité entre ses membres, mais également favoriser l’émergence d’un climat harmonieux et courtois susceptible de contribuer à une meilleure dynamique dans le travail.
Au-delà de cette dimension sociale, elle ambitionne également de renforcer les capacités de ses adhérents. Une orientation qui traduit la volonté de ne pas limiter l’action de la structure à une simple assistance ponctuelle, mais d’en faire également un instrument d’accompagnement professionnel.
Les statuts prévoient par ailleurs que la MUPEM puisse, à titre accessoire et dans le respect de la réglementation en vigueur, mener certaines activités destinées à contribuer à l’amélioration des conditions de vie et à l’épanouissement de ses membres.
Santé, médico-social et activités économiques
Dans cette perspective, la mutuelle envisage notamment la création d’établissements ou de services à caractère sanitaire, médico-social ou culturel, conformément à la législation applicable.
Elle pourrait également mener des activités économiques destinées à améliorer les prestations proposées à ses adhérents. Cette possibilité est toutefois encadrée par les textes, les activités devant être exercées dans le strict respect de la réglementation en vigueur.
Cette architecture donne ainsi à la mutuelle une vocation à la fois sociale, professionnelle et économique, avec pour finalité affichée le bien-être de ses membres. Il s’agit des personnes exerçant une activité dans les médias qui remplissent les conditions d’adhésion, s’acquittent du droit d’adhésion fixé par le règlement intérieur et versent régulièrement leurs cotisations. Ils peuvent ainsi bénéficier, eux-mêmes ou leurs ayants droit, des prestations proposées par la MUPEM.
L’un des éléments importants du dispositif réside dans la définition du public auquel s’adresse la MUPEM. L’adhésion en qualité de membre actif est ouverte aux personnes remplissant les conditions prévues par les statuts, notamment celles qui exercent dans le secteur des médias. Cette disposition pourrait permettre de rassembler au sein d’une même structure des professionnels issus de différents métiers et supports de l’écosystème médiatique.
Un nouveau cadre de protection collective
À travers la MUPEM, les professionnels des médias cherchent donc à institutionnaliser une forme de solidarité professionnelle. Dans un secteur où les conditions d’exercice peuvent être marquées par la précarité de certains employés, les difficultés d’accès aux soins et les préoccupations sociales, le principe mutualiste apparaît comme un mécanisme permettant de mettre en commun des ressources pour répondre à certains besoins des adhérents.
La réussite de cette mutuelle dépendra toutefois de plusieurs facteurs : le nombre et la régularité des adhésions, la discipline dans le paiement des cotisations, la transparence dans la gestion, la qualité des prestations et le respect du cadre juridique applicable.
Avec un siège à Douala et une durée illimitée, la MUPEM se donne ainsi les moyens statutaires de s’inscrire dans la durée. Reste désormais à transformer les principes inscrits dans ses textes en prestations concrètes au bénéfice des professionnels des médias et de leurs familles.