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Le Parti Écologique du Cameroun se déploie sur le terrain

Les réactions du Président national de cette formation politique, Eric Ngueguim et du Chef du village Bonamouang, Sa Majesté David Edoube Dikotto Mpondo 

par refletsdafrique
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Eric Ngueguim — Président National du Parti Ecologique Du Cameroun

« Une ville sale n’est pas une fatalité »

L’insalubrité n’est pas une conséquence inévitable de la croissance urbaine. Le président national du Parti Écologique du Cameroun, créé en 2023, défend une approche qui transforme le déchet en opportunité économique.

« Une ville ne doit pas être condamnée à devenir sale parce que sa population augmente. Plus nous consommons, plus nous produisons des déchets. Il faut donc passer d’une logique de rejet à une véritable politique de traitement et de valorisation. »

Dans son programme, le PEC propose notamment une unité de méthanisation par région, avec pour ambition de transformer les déchets en ressources, de produire de l’énergie et de créer de nouveaux emplois.

« Aujourd’hui, les ordures ne doivent plus être considérées uniquement comme des déchets, mais comme une matière première. »

Une stratégie qui pourrait, selon lui, ouvrir la voie aux emplois verts, particulièrement pour les jeunes, tout en développant de nouvelles chaînes de valeur dans le traitement et la valorisation des déchets.

« Le déchet peut devenir une source d’emploi, d’énergie et de richesse. »

À l’approche des prochaines échéances électorales, le PEC entend donc porter ce discours directement auprès des populations.

« Nous voulons sensibiliser avec une démarche pragmatique. Pour nous, l’écologie n’est pas une théorie : c’est une politique capable de changer concrètement la vie des populations. »

 

Sa Majesté David Edoube Dikotto Mpondo : Chef du Village Bonamouang

« Nos îles sont un patrimoine : il faut les protéger »

À Bonamouang, l’accueil réservé au PEC se veut avant tout guidé par les enjeux environnementaux. Pour le chef du village, son territoire, constitué notamment de trois îles, constitue un espace qui mérite une attention particulière.

« Si nous recevons le Parti Écologique du Cameroun, c’est parce que son action touche directement à notre réalité. Notre village possède des espaces insulaires et verts qui doivent être protégés et entretenus. »

Mais l’autorité traditionnelle rappelle également que la chefferie est un espace ouvert à tous, indépendamment des appartenances politiques, religieuses ou culturelles.

« Un chef traditionnel doit recevoir tous ses enfants, filles comme garçons, quelles que soient leurs sensibilités. »

Le chef appelle toutefois les acteurs politiques à privilégier l’intérêt collectif et le vivre-ensemble.

« La politique doit servir l’intérêt commun, et non les intérêts personnels. »

Et pour lui, l’initiative écologique ne doit surtout pas rester confinée à Bonamouang.

« Que cette démarche ne s’arrête pas ici. Qu’elle parte de Bonamouang et s’étende à tout le Cameroun.»

Propos recueillis par Luc Biga

 

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